Lady Attila de et avec Apolline Andreys a fait place nette en devenant le 1er Prix Alice Guy du festival Paris Courts Devant.
Apolline Andreys portée par le 1er prix Alice Guy-Paris Courts Devant
Pour fêter ses 20 ans, le festival Paris Courts Devant a souhaité valoriser le travail des réalisatrices en créant un prix dédié en partenariat avec le prix Alice Guy. A la demande de Nathalie Kouper, la coordinatrice générale et directrice artistique de Paris Courts Devant, étaient éligibles tous les films réalisés par des femmes sélectionnés pour le festival – et pas seulement à ceux en compétition officielle-.

Agathe (Apolline Andreys) dans son garage rêvant de devenir Lady Attila
Vingt films ont ainsi été soumis à la sagacité du regard d’un jury composé d’Eléonore Masson, responsable des acquisitions de la Cinetek, de la productrice Sherianne Bekhti et du comédien Julien Goetz, tous les trois membres du conseil d’administration du Collectif 50/50. Et ils ont choisi Lady Attila d’Apolline Andreys, « un film d’émancipation punk ».
« Le prix Alice Guy est « vachement » symbolique, s’est exclamée Apolline Andreys en le recevant le vendredi 16 janvier 2026, sur la scène du Cinéma des 7 Batignolles à Paris. Qu’il porte le nom de la première réalisatrice de l’histoire m’apporte beaucoup de force et d’espoir ».
Un premier film au parcours impressionnant
Lady Attila est le premier film d’Apolline Andreys, dont elle interprète aussi le rôle principal : celui d’une garagiste de la campagne qui rêve de participer à un concours d’air guitar. Sorti au printemps 2025, il a déjà connu une carrière exceptionnelle en étant sélectionné dans une douzaine de festivals internationaux, de Rhodes Island aux Etats-Unis à Séoul en passant par le festival Jean Carmet de Moulins ou celui de Flickerfest de Sydney !

Lady Attila, reine de air guitar
Native de la région de Nîmes, Apolline Andreys a étudié la comédie dans une école de jeu pluridisciplinaire, La compagnie maritime de Montpellier. Elle a ensuite rejoint l’association 1000 Visages où elle s’est aussi formée à l’écriture et à la réalisation et a commencé à développer le scénario de Lady Attila. Actrice, elle s’est imposée récemment dans Montagne 404, un film court signé Julien Soudet et dans une création de théâtre musical, signée Guilaine Sorel, Dans les yeux de Jeanne. Ce projet retrace la vie de Bourvil à travers les yeux de sa femme, Jeanne, qu’Apolline Andreys interprète.
En devenir
« J’ai commencé comédienne, confie-t-elle, mais j’ai vite ressenti le besoin de raconter des histoires qui m’étaient proches, des récits que je voulais mettre en image ». Elle n’a pourtant pas hésité à se confier le rôle principal de son premier film. « Ça n’a pas été simple, reconnaît-elle, mais je me suis bien préparée et j’ai reçu beaucoup de soutien pour y parvenir ». Suffisamment pour se projeter dans l’écriture d’un second film court et bientôt d’un long métrage.
Toutes nos félicitations à Apolline Andreys dont le film, Lady Attila, sera bientôt diffusé sur Canal+.